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Les polluants du bâtiment

L’essentiel en 5 questions

En Suisse, des matériaux employés par le passé dans la construction ont introduit des substances toxiques pour l’homme et son environnement. Désormais interdites, certaines d’entre elles – l’amiante, les HAP, les PCB et le plomb – sont encore présentes dans de nombreux bâtiments. Pour les habitants et usagers, les risques d’exposition sont limités. En revanche, le danger de contamination est élevé en cas de travaux. Rénover, transformer et démolir dans les règles de l’art est essentiel pour éviter tout dommage à la santé. Un diagnostic de pollution du bâtiment s’impose dans de nombreux cas.

 

 

#1 Comment savoir si un bien immobilier est susceptible de renfermer des substances dangereuses ?

L’année de construction ou de rénovation d’un immeuble est un bon indicateur. En effet, les bâtiments réalisés après 2006 ne sont pas concernés par les polluants. Le tableau ci-dessous résume les risques de matériaux toxiques en fonction des années de construction.

 

 

#2 Quels sont les polluants les plus couramment rencontrés dans le parc immobilier ?

Les polychlorobiphényles (PCB) se trouvent dans les joints de dilatation et d’étanchéité, ainsi que dans les condensateurs électriques. L’amiante est une fibre minérale autrefois utilisée massivement dans les bâtiments pour ses propriétés ignifuges, isolantes, sa flexibilité et sa résistance. Il est interdit en Suisse depuis 1990, mais reste présent dans près de 80% des bâtiments genevois. On en trouve dans les plaques de fibrociment, les étanchéités bitumineuses, les enduits de façades, les joints, les colles de carrelage et de faïences, ou encore les revêtements de sols vinyle, etc. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) peuvent être présentes dans les anciennes couches d’enrobés et dans les isolations bitumineuses des dalles et couvertures.

Quant au plomb, il était ajouté aux peintures comme pigment ou pour leur attribuer des propriétés anticorrosion. On le trouve un peu partout, des façades aux boiseries peintes, en passant par les peintures murales, les radiateurs et enfin les canalisations.

 

 

 #3 Quand faut-il s’inquiéter de la présence de polluants ?

D’importantes quantités de substances toxiques peuvent être émises lors de travaux pour rénover, transformer ou démolir.  Ainsi, tant que les substances ne sont pas manipulées, il n’y a aucun danger : l’on ne risque pas respirer des fibres ou des poussières toxiques. Avant de commencer des travaux sur des bâtiments datant d’avant 1991, le propriétaire ou le maître d’ouvrage doit d’abord faire vérifier s’ils contiennent de l’amiante ou des PCB. Ces recherches sont obligatoires, qu’il s’agisse d’un chantier soumis ou non à autorisation de construire. En revanche, pour des travaux sur des peintures datant d’avant 2006, il faut s’assurer que celles-ci ne contiennent pas de plomb : un spécialiste se chargera d’effectuer un diagnostic.

 

 

#4 Quelles sont les étapes d’une expertise avant travaux ?

Un expert certifié fait un état des lieux des matériaux pouvant contenir des substances dangereuses. Il effectue un prélèvement d’échantillons et les envoie à un laboratoire agréé pour analyse. Un rapport détaillé, ainsi qu’une attestation des substances dangereuses (à joindre à toute requête en autorisation de construire) sont fournis au demandeur. Le prix de l’expertise varie selon les analyses. Ce diagnostic – généralement réalisé dans les 48 heures – fait état des matières contaminées. Si ce n’est pas le cas, les travaux peuvent démarrer sans plus attendre. Si par contre, le bâtiment contient des substances toxiques, une entreprise spécialisée est mandatée et le chantier confiné. Les déchets pollués sont acheminés vers des filières d’évacuation spécifiques.

Un expert indépendant doit ensuite réaliser des mesures d’air (VDI 3492) : des filtres pompent l’air du site pendant huit heures, avant d’être envoyés vers un laboratoire. S’il n’y a pas de fibres ou de poussières nocives, les travaux pourront débuter.

 

 

5# Pourquoi un diagnostic est-il important en cas de vente d’un bien immobilier ?

Bien que non obligatoire dans le canton de Genève, une analyse des polluants permet de connaître l’état d’un appartement ou d’une maison avant la mise en vente. Ce diagnostic est particulièrement utile pour les biens construits avant les années 1980. Il procure une certaine sécurité aux acquéreurs potentiels, voire augmente la valeur de l’objet immobilier en question.

 

Sites Internet

 

Etat de Genève

www.ge.ch/amiante-pcb-plomb-travaux-renovation-demolition

www.ge.ch/document/guides-pratiques-travaux-danger-amiante-pcb-plomb

www.travauxsansdanger.ch

www.ge.ch/document/listes-experts-entreprises-amiante

 

Servimmob SA – diagnostic des polluants du bâtiment

www.servimmob.ch

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