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    Le TF35 Ylliam XII - Comptoir Immobilier

    est à l’eau !

    Le bateau à foil Ylliam XII – Comptoir Immobilier a été mis à l’eau jeudi 18 juin en début d’après-midi à Tannay (Mies). Il s’agit du troisième TF35, sur les sept construits, à rejoindre son élément.

    L’émotion était palpable dans le port de Tannay, lorsque le nouveau catamaran de Bertrand Demole a touché l’eau jeudi dernier. « C’est la concrétisation d’un projet de près de deux ans, s’est exclamé Pierre Pennec membre de l’équipage d’Ylliam XII – Comptoir Immobilier. Et de poursuivre : On nous a d’abord présenté un dessin en 2018, puis des plans. Il y a eu ensuite des moules, des coques, un premier bateau numéro 0, et aujourd’hui le nôtre qui va pouvoir naviguer dès demain. C’est vraiment un aboutissement, nous sommes tous ravis et avons hâte de commencer les entraînements. »

     

    Derniers détails

    Quelques heures avant la mise à l’eau, tout l’équipage s’est affairé à peaufiner les derniers détails. Alexis Rochat et Pierre Pennec ont poli les foils (appendices de vol). Thierry Briend, Téva Plichard, Erwan Israel et Florian Trub ont préparé la manutention et installé les sangles de levage. Thierry Briend a dirigé les opérations avec des consignes précises pour que tout soit prêt à 14h, comme prévu.

    « Nous avons déjà assemblé le bateau à Vannes, avec Téva, a commenté le régleur de grand-voile. C’était un très bon choix de faire ce montage à blanc, à proximité de l’ensemble des artisans qui ont construit les TF35. Ça nous a permis de tout anticiper, et de travailler de la même manière que ceux qui ont conçu et construits tous les éléments ». Six jours ont quand même été nécessaires au montage après l’arrivée des pièces par conteneur. « C’est un puzzle géant mais maintenant que nous avons acquis de l’expérience, ça ira un peu plus vite la prochaine fois. Ça reste quoi qu’il en soit une opération complexe, et il y a beaucoup à faire. Il faut assembler la plateforme, le mât, monter le gréement, les trampolines, et les foils. Les pièces sont fragiles, il faut être soigneux, avoir de la méthode, et prendre le temps de faire les choses bien. »

     

    Manœuvre délicate pour le bateau

    Une fois prêt, le bateau, posé sur des chariots à roulette spécialement conçu, a été poussé sur le terre-plein par l’équipage. Il a ensuite été suspendu au petit camion-grue piloté par Nicolas Rossier le patron du chantier naval SUI 46°16, où la plupart des TF35 sont assemblés. Une fois soulevé, l’engin a roulé sur les derniers vingt mètres qui séparent le terre-plein du quai avec le catamaran suspendu au bout de sa flèche. Les membres de l’équipe se sont positionnés autour du bateau avec des amarres prêtes, et la descente dans l’eau a pu commencer. Une fois à flot, Téva a vérifié l’intérieur des coques pour s’assurer qu’il n’y avait aucune fuite, avant de décrocher la grue. Le bateau a ensuite été amarré à son tender (canot moteur semi-rigide). Thierry a pris le commandement de la manœuvre pour rejoindre la bouée d’amarrage située à une centaine de mètres.

    Chaque membre de l’équipe a pris sa place aux extrémités des coques, pour guider le pilote entre les bouées et autres bateaux au mouillage jusqu’à sa place. Lorsque tout a été sécurisé, Thierry a réuni l’équipe pour un premier briefing, où toutes les tâches à réaliser ont été passées en revue. « Il faut retendre le gréement, déplacer cette poulie, rallonger ce bout, ranger, revisser les capots… » La somme des petites choses encore à faire est importante, mais ne semble pas impressionner les marins, qui ont hâte d’aller naviguer.

     

    Sécuriser puis s’entraîner

    Le programme va dépendre de la météo. Des navigations sont prévues dès que possible et pour les deux prochaines semaines. L’équipage va d’abord procéder à une phase de mise en service des outils électronique de vol, avec l’assistance de Luc du Bois et Morgan Guillou, les développeurs du système. Plusieurs navigations de fiabilisation vont ensuite se dérouler, afin de tester et optimiser tous les éléments critiques du bateau. Les régatiers pourront ensuite passer en phase d’entraînement proprement dit.

    « Nous devons tout réapprendre, a relevé Pierre Pennec. Nous avons acquis une bonne cohésion en D35, mais il va falloir l’adapter à ce bateau. Ça va aller plus vite, et il y a une dimension supplémentaire à gérer. Les processus de décision vont devoir être amélioré, car tout va aller très vite à bord. Je me réjouis aussi de renaviguer avec Bertrand Demole, il a monté un super projet et nous avons tous beaucoup de plaisir à naviguer ensemble. »

     

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