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Rencontre avec Patrice Bezos

Associé du bureau Favre & Guth SA

Ce site, il le « bichonne » depuis près de onze ans avec le Comptoir Immobilier et Construction Perret SA. Lorsqu’on lui parle du projet des « Hauts du Château », les yeux de Patrice Bezos, associé du bureau d’architectes « Favre & Guth SA », s’illuminent, ses paroles fusent. Parce que tout, dans ce projet, relève de l’exceptionnel. Cet endroit d’une qualité rare et doté d’une visibilité unique dans la commune de Bellevue, verra prochainement s’édifier 287 logements ainsi que le siège mondial de la banque privée Lombard Odier. Décryptage de cette future réalisation emblématique, qui marquera l’entrée nord de Genève, avec son principal concepteur.

 

Patrice Bezos, vous qualifiez le site des « Hauts du Château » d’absolument exceptionnel. En quoi l’est-il ?

C’est le dernier grand terrain du Canton où l’on peut construire des généreux bâtiments au bord du Lac. Au sud, il faut entrer dans la Ville pour découvrir des immeubles d’habitation aussi bien placés. Au nord il faut remonter jusqu’à Versoix. Ensuite, la vue est absolument exceptionnelle. Le projet « Hauts du Château » où une sorte de promontoire naturel surmontant de 4 ou 5 m la route de Lausanne, offre un panorama unique sur le Lac et sur les Alpes. Si l’on s’oriente au nord-est, le dégagement est tel qu’on distingue le Lac pratiquement jusqu’en Valais. Et sur le flanc ouest, la visibilité sur le Jura est aussi magnifique.

 

On parle de « Hauts du Château », mais il n’y a pas de château…

Il y en avait un, la Maison Forte de Vengeron, détruit il y a longtemps. Au moment de la construction de l’autoroute Genève-Lausanne, en 1964. Je n’en ai malheureusement trouvé aucune illustration. Mais Pierre de Meuron, du bureau bâlois Herzog et de Meuron, qui a remporté le concours d’architecture organisé par la banque Lombard Odier pour la construction de leur siège, m’a confié que l’un de ses ancêtres avait habité dans ce château. C’est un sacré clin d’œil.

 

Vous travaillez sur cette réalisation depuis 11 ans. Combien de projets ont été développés avant de trouver le bon ?

6 projets, je crois. Mais c’est un processus assez logique pour ce genre de site, qui mérite une attention toute particulière. En fait, les projets successifs marquent chaque fois une progression logique, une amélioration souhaitable. Je ne les ai d’ailleurs pas tous développés moi-même. Je ne travaille dessus que depuis 11 ans. Mais les origines de ce développement, avec les anciens propriétaires (Hoirie Rilliet), remontent à plus de 20 ans. Le PLQ a finalement été adopté le 11 janvier 2017.

 

Quel a été le principal défi architectural de ce projet ?

Le principal défi était de trouver un dispositif qui permette à tout le monde de profiter au maximum du paysage, du panorama. Avec cette visibilité sur le lac, les Alpes, le Jura et la colline de Pregny, nous sommes pratiquement entourés à 360 degrés par un paysage naturel. C’est unique ! Nous avons donc retenu cette disposition en « U », cet îlot ouvert  qui permet d’offrir au « monde intérieur » des Hauts du Château un accès au Lac. Il faut également relever la pureté des lignes du bâtiment d’activités, conçu par Herzog et de Meuron. Le site est surélevé par rapport au Lac. En effet, le terrain est principalement constitué des remblais datant de la construction de l’autoroute. Ce périmètre a d’ailleurs toujours été identifié comme pôle d’activités dans les trois derniers plans directeurs cantonaux, parce que la gare des Tuileries est située sur ce terrain.

 

Avoir une gare CFF à proximité immédiate, cela donnera une accessibilité exemplaire aux futurs habitants ainsi qu’aux employés travaillant sur le site…

Tout à fait : les gens pourront venir en train, en bateau, en voiture, en vélo et en bus. Le train sera particulièrement pratique. Avec la mise en vigueur du CEVA, il y aura un convoi tous les quarts d’heure, voire toutes les dix minutes. Enfin, le pont CFF qui enjambe la route des Romelles, au nord du site, sera agrandi afin de permettre aux élèves utilisant le train de se rendre directement à l’école de Bellevue.

 

D’autres aménagements sont également prévus dans le secteur, notamment l’espace public de loisirs du Vengeron, avec la création d’un port ?

Oui, il est utile d’ailleurs de rappeler que le Vengeron a aussi été créé par les remblais de la construction de l’autoroute. Aujourd’hui, les SIG (Services Industriels de Genève) veulent y édifier une station de pompage de l’eau du lac pour leur projet Genilac. Il y a donc tout un programme public de requalification de ce lieu de loisirs très connu. Mais nous n’intervenons pas dessus. Mais les futurs habitants et employés du « Hauts du Château » pourront largement en bénéficier.

 

Quels types de logements seront construits dans les deux autres bâtiments ?

Ce seront essentiellement des logements locatifs, dont 60% doivent être des 4 pièces ou des appartements plus petits, afin de respecter les normes de l’OCLPF (Office cantonal du logement et de la planification foncière). Il y aura 50% de ZDLOC, 25% de HM et 25% de LUP, mais pas de PPE. Ces logements seront situés dans un cadre exceptionnel, au milieu d’un parc arboré, un véritable écrin végétal, certains d’entre eux étant dotés de surcroît de jardins suspendus ou de grandes terrasses arborisées de 80 m².

 

Question d’actualité brûlante : est-ce que ces constructions nécessiteront l’abattage d’arbres ?

Pas le moins du monde puisqu’il s’agit d’un champ. Le petit bosquet qui se trouve à l’ouest, au bord des voies ferroviaires, sera intégralement préservé, tel que prévu dans le PLQ. Et nous allons planter de nouveaux arbres, beaucoup de nouveaux arbres. Et de grande taille ! Parce qu’il est nécessaire de protéger l’hôtel-restaurant de La Réserve et les villas aux alentours de ces futures constructions. Ces nouveaux arbres se situeront donc sur le pourtour du terrain ainsi que dans l’espace intérieur, dans ce que nous appelons le « cœur végétal ».

 

Le « Champ du château » est-il votre plus beau projet ?

C’est un projet unique à plein d’égards. Mais le projet que je préfère est paradoxalement le plus petit que j’ai eu à réaliser. C’est celui d’une villa de 200 m² au bord du lac, à Collonge-Bellerive.

 

Vu dans la presse :

Cote Magazine : « Les Hauts du Château, votre futur logement aux portes de Genève »

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