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    René-Pierre Antille :

    une superbe erreur d’aiguillage !

    René-Pierre Antille est né en 1948 à Sierre. Il a effectué toute sa carrière professionnelle dans l’immobilier, au sein de la Régie familiale éponyme. En parallèle, il a multiplié les activités « annexes », liées aux milieux culturels et artistiques. Dans les années 70-80, il préside le Festival de Bandes dessinées de Sierre, la Chambre immobilière du Valais, l’Ecole d’art, participe à la création de la chaîne de télévision locale Canal 9. Actuellement, René-Pierre Antille s’emploie à faire vivre le Château Mercier.

     

    L’immobilier n’était pas forcément votre vocation première ?

    C’est sans doute parti d’une erreur d’aiguillage. Je n’aurais probablement jamais dû faire ce métier. Par facilité, commodité, ou amour filial, j’ai suivi la trace que mon père avait imaginée pour moi. En retour, il m’a toujours fait confiance. J’ai fait HEC à Lausanne, mais j’ai réalisé que ça ne me passionnait pas.

     

    Vous aviez quasiment deux métiers à la fois ?

    Durant plusieurs années, je me levais le matin à 5 heures. Les activités artistiques me donnaient l’énergie pour assumer toutes les charges de la Régie. Aucun de mes enfants ne s’intéressait à reprendre la Régie. Je l’ai cédée au Comptoir Immobilier et à Paul Epiney, avec qui j’avais travaillé sur les projets de Cour de Gare et de Chippis. Je reste quelques années à disposition pour assurer la transition.

     

    Votre coup de cœur, c’est l’ouverture du Forum d’art contemporain, votre galerie ?

    J’ai ouvert cette galerie au Forum de Sierre en 1989. Je voulais montrer autre chose, l’art contemporain m’intéressait, j’ai foncé dans ce créneau. Puis nous avons créé l’Association du FAC (Forum D’art Contemporain), dans laquelle sont entrés notamment André L’Huillier, le Directeur de l’école d’art à Sierre, le Professeur de médecine lausannois Pierre Magnenat, grand collectionneur d’art contemporain. Nous avons pu laisser une totale liberté aux artistes, qui ont exposé leurs œuvres. Après 17 ans le gardiennage de la galerie devenait compliqué. J’ai eu l’opportunité de vendre une partie des locaux.

     

    L’art et l’immobilier sont-ils antinomique ou complémentaires ?

    L’art est un élément structurant. Cela aide à relativiser les choses, c’est une source d’équilibre ! Quand on peut faire fonctionner les deux hémisphères du cerveau et les mettre en réseau, l’un sert à l’autre. Quand je dis que je suis agent immobilier, certains tombent des nues. Mais j’aime organiser, apporter des solutions pratiques, mettre les gens en réseau, être un facilitateur. Alors aujourd’hui, je ne regrette pas cette erreur initiale d’aiguillage, car je n’aurais pas vécu autant de riches expériences.

     

    L’aventure du Château Mercier

    Le Château Mercier est arrivé dans les mains du canton suite à une généreuse donation. Pour s’en occuper, j’ai fait une offre de mandat à forfait… et cela dure ainsi depuis 27 ans ! Une fois les rénovations réalisées par le Canton et la Commune, il fallait imaginer des événements artistiques.

    Celles qui me tiennent à cœur aujourd’hui au Château Mercier, ce sont les rencontres Orient-Occident. Avec mes partenaires, nous avons d’ores et déjà programmé la 9e édition en 2020 et celle de 2021… Avec la fin de mes activités comme régisseur, une page de ma vie se tourne. En revanche, j’arrive difficilement à me projeter sur la fin de mon mandat au château Mercier.. Alors tant que j’ai la santé, la passion, j’espère pouvoir continuer ce mandat.

     

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