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    Premières confrontations en TF35

    Ylliam XII - Comptoir Immobilier

    Sept TF35 se sont retrouvés début septembre pour une première rencontre disputée dans des conditions idéales, sous la forme de régates d’entraînements. L’événement n’a donné lieu à aucun classement officiel. Il a toutefois été riche d’enseignements pour tous les participants.

     

    C’est à Crans près Céligny que les TF35 se sont retrouvés au complet début septembre, pour une première confrontation en flotte. Après les incertitudes du printemps, liées à la crise du COVID, et un été consacré à la mise au point et à l’entraînement. Les équipages étaient contents de pouvoir enfin en découdre et d’évaluer la qualité du travail effectué lors de cette saison particulière. L’équipe de Benoit Deutsch, responsable du comité de course, composée du Serie Master Bertrand Favre et de bénévoles du Club Nautique de Crans était à pied d’œuvre pour poser les parcours, et lancer les procédures de départ sur un modèle similaire à celui des D35. Une quinzaine de personnes s’est affairée à l’organisation de l’événement attendu de tous.

     

    Sécurité avant tout pendant les régates

    Comme les autres équipes, celle d’Ylliam XII – Comptoir Immobilier, a procédé aux derniers réglages avant d’aller prendre position en zone de départ le vendredi. Isabelle Gillet, adepte confirmée de la plongée en apnée, a suivi toutes les courses à bord du tender (canot motorisé semi-rigide dédié à l’assistance de l’équipage et au remorquage du bateau) et a supervisé attentivement le déroulement de chaque régate. Formée aux gestes de sauvetage et de premiers secours, elle est en charge de la sécurité si un pépin devait avoir lieu.

    « Je suis très à l’aise dans l’eau, explique-t-elle. Je peux intervenir rapidement et secourir quelqu’un qui tombait à l’eau, serait blessé, ou si le bateau devait chavirer. Nous avons à bord une bouteille de plongée, mais s’il y avait une urgence, je peux plonger et profiter de ma facilité à évoluer dans le milieu liquide pour dénouer une situation extrême. »

    À noter que chaque équipier dispose dans son équipement personnel, d’une mini bouteille d’air comprimé équipée d’un détendeur, qui permet de survivre une minute sous l’eau, ainsi que d’un couteau.

    Au moment de partir sur l’eau, Isabelle Gillet réalise systématiquement une plongée de routine pour inspecter les appendices (foils, dérives, safrans) et enlever les éventuelles algues avant de régater.

     

    Soigner les hommes et la machine

    Pierre Leclainche, pilote du tender et équipier de réserve s’est pour sa part affairé à l’assistance technique et à intendance de l’équipage durant tout le week-end. Toujours à proximité du voilier entre les courses, Pierre apporte à l’issue de chaque manche des gourdes d’eau ainsi que des barres énergétiques aux équipiers.

    « Leur rôle, c’est de faire avancer la machine. Je dois m’assurer que chacun puisse donner le meilleur de lui-même en régate. Les navigants doivent donc toujours être bien hydratés et disposer de suffisamment d’énergie. Et comme c’est un engin de course, ils ne gardent rien à bord pendant les courses, ni eau ni nourriture. C’est un bateau très physique qui sollicite énormément les athlètes. Le fait que je sois également équipier m’aide à appréhender les besoins et me permet d’être plus efficace. »

    Pierre Leclainche assure également l’assistance technique d’Ylliam XII – Comptoir Immobilier. Son matériel est parfaitement organisé à bord. Il dispose de plusieurs caisses à outils, de petit matériel de rechange, de batteries chargées et de divers bouts.

     

    Belles régates et grands écarts

    Au niveau sportif, cette première rencontre a rappelé à tous combien il était difficile d’être constant avec de tels engins. Les conditions étaient idéales, avec un petit Séchard forcissant entre 4 et 10 nœuds le vendredi, et du vent du même secteur le samedi, un peu plus fort, soit entre 8 et 12 nœuds. Quatre courses ont été disputées vendredi, et cinq samedi. Les airs n’étaient par contre pas favorables le dimanche, et la seule course qui a été lancée a dû être annulée juste après le départ.

    Ylliam XII – Comptoir Immobilier a démontré être dans le coup lors de la plupart des courses. Un problème technique d’électronique a malheureusement immobilisé le bateau durant deux régates samedi. Pour le reste, tout l’équipage était ravi de pouvoir enfin régater et mettre en œuvre ce qui avait été travaillé durant les entraînements d’été.

    « Ces navigations ont été très instructives, a relevé Pierre Pennec, régleur du chariot de grand-voile. Nous avons notamment pu observer les différentes manières de naviguer ou de fonctionner des autres concurrents, et nous nous sommes toujours remis en question, pour favoriser notre progression. Le bateau doit encore évoluer, et la classe va contribuer à ces évolutions. Nous avons débriefé chaque jour avec tous les équipages en ce sens. Globalement, le système de vol doit encore être amélioré, et nous devons optimiser le plan de voilure pour faciliter les manœuvres, avoir une meilleure vision et un bateau plus rapide dans toutes les conditions. »

    L’apprentissage promet d’être encore long et passionnant. Vu la difficulté de maîtriser ces nouvelles machines en toutes conditions, les écarts sont importants d’une course à l’autre. Une seule manœuvre ratée peut coûter très cher, de même qu’un choix de voile inapproprié. Presque chaque équipage a démontré être capable du meilleur, comme du moins bien, en terminant parfois dans le trio de tête, ou dans le peloton de queue.

    Un ultime événement d’entraînement est encore prévu début octobre, avant la pause hivernale. Le championnat officiel des TF35 débutera véritablement en mai 2021. Les progrès qui restent à réaliser pour chacun promettent d’ores et déjà de superbes régates.

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