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Les coopératives

Une forme d’habitat dans l’air du temps !

Le modèle éprouvé et rodé de la coopérative d’habitation prend aujourd’hui tout son sens. Il permet d’innover en termes économiques, tout en s’inscrivant dans une perspective de durabilité. Le Comptoir Immobilier développe, pilote et gère plusieurs coopératives à Genève. Le savoir-faire de la Régie est déployé pour mettre en œuvre ces projets immobiliers complexes, qui s’intègrent en bonne partie dans les grandes opérations prévues par l’Etat.

 

Des logements de qualité à des prix raisonnables

La coopérative d’habitation est une forme d’habitat intermédiaire entre la location traditionnelle et la propriété privée. C’est un organisme sans but lucratif, dont l’objectif est de fournir des logements à ses membres aux meilleures conditions possibles. Les individus n’achètent pas leur logement, mais sont « copropriétaires » par le biais de leurs parts sociales. Les parts – dont les montants sont bien inférieurs aux fonds propres pour devenir propriétaire au sens classique du terme – donnent aux coopérateurs le droit d’habiter et de participer à la gestion immobilière. Les parts sociales constituent les fonds propres de la coopérative. Les loyers couvrent les frais d’exploitation de la coopérative et à rembourser le financement du projet immobilier.

 

Les coopératives : de nombreux avantages

Construites généralement sur des terrains attribués par l’Etat en droit de superficie (DDP), les coopératives genevoises reflètent les coûts réels de la construction, en dehors du marché spéculatif. Qu’il s’agisse de logements d’utilité publique ou à loyer libre, les loyers sont en moyenne 20% moins chers que sur le marché libre. Avec une stabilité des loyers éprouvée sur le long terme, ces structures représentent ainsi des solutions économiquement intéressantes, en particulier pour les classes moyennes. Par ailleurs, elles contribuent à la mixité socio-culturelle, générationnelle et économique des quartiers, une mixité considérée souvent comme synonyme de qualité de vie. Les coopératives visent aussi à optimiser l’intégration des bâtiments et des espaces collectifs dans le tissu urbain existant. Enfin, la plupart des coopératives inscrivent leurs choix et leurs actions dans une démarche d’habitat durable au sens large du terme.

 

Gestion démocratique et solidaire

L’organe suprême de la coopérative est l’Assemblée générale, au sein de laquelle chaque membre dispose d’une voix. Les coopératives ont une expérience avérée en matière de processus participatif. Cela peut être valable non seulement quand les habitants entrent dans leur logement, mais aussi en amont, lors de la conception de l’immeuble. Certaines coopératives ont une sensibilité plus participative que d’autres. Les coopératives permettent en outre des partenariats publics-privés, un décloisonnement qui s’avère bénéfique au bien commun. L’implication des divers partenaires (pilote du projet, autorités, mandataires, habitants, riverains, etc.) débouche fréquemment sur des solutions innovantes. Cela se reflète dans l’architecture, les typologies et les locaux partagés, les matériaux utilisés, les espaces collectifs, les aménagements extérieurs, etc. Si la démarche participative prend du temps, la qualité de l’objet immobilier livré s’en trouve améliorée.

 

Laboratoire urbanistique et architectural

Quitter le modèle conventionnel de l’habitat ouvre de nouvelles perspectives. Les membres des coopératives sont amenés à requestionner tous les paramètres de leur « écosystème » : organisation de l’espace, ressources naturelles, mobilité, énergie, rapport aux autres, etc. Mais qui dit coopérative ne signifie pas que tout le monde doive vivre ensemble. Loin de là ! C’est la recherche du juste équilibre entre le collectif et le privé. En d’autres termes, la transition de l’espace publique ou collectif vers l’espace le plus privatif (le « chez-soi ») doit être mûrement pensée. Entrées et communs d’immeuble, paliers, loggias, petites places, passages entre les bâtiments sont parmi les éléments clefs qui contribuent au bien-vivre ensemble.

 

La Société Coopérative «SCHS-l’Habrik, les Rambossons»

Livré dans 18 mois, un nouvel immeuble à l’avenue des Communes-Réunies à Lancy illustre cette dynamique de co-conception. La Fondation pour la promotion du logement bon marché et de l’habitat coopératif (FPLC) a décidé de confier la construction de ce bâtiment à deux coopératives. La Société coopérative de l’habitat social (SCHS) – une émanation du Comptoir Immobilier – et L’Habrik. Le projet de construction est piloté par la fusion de ces deux organisations. Dans un premier temps, cette nouvelle entité juridique a négocié des échanges parcellaires en limites de propriété. Elle a aussi mené une démarche participative au travers d’une mie au concours du mandat d’architecte, permettant d’obtenir la confiance des voisins.

Développé de concert avec la commune de Lancy et le Canton, un concept paysager vise à coordonner et mieux connecter les équipements privés et publics aux abords de l’immeuble. Le bâtiment de neuf étages se construit actuellement. Il regroupera 80 appartements LUP-HLM, des surfaces d’activités et deux arcades commerciales. Les grands paliers aménageables, le parvis et la salle communautaire favoriseront certainement le lien social. L’immeuble respectera en outre les standards de Très Haute Performance Energétique (THPE), grâce notamment aux isolations épaisses, aux vitrages performants et au chauffage à distance.

 

En savoir plus sur le projet  

 

Sites à consulter

Etat de Genève – Coopérative d’habitation : www.ge.ch/cooperative-habitation

Fondation pour la promotion du logement bon marché et de l’habitat coopératif : www.fplc.ch/fr

Groupement des coopératives d’habitation genevoises : www.gchg.ch/

 

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