Comprendre l’impôt sur la plus-value immobilière à Genève
Mettre en vente son appartement à Champel, sa maison à Cologny ou son immeuble en ville de Genève soulève vite une question concrète : combien restera-t-il après l’impôt ? Le canton prélève en effet une part du bénéfice via l’impôt sur les bénéfices et gains immobiliers (IBGI).
Pour vous donner un ordre de grandeur immédiat, voici notre simulateur d’impôt sur la plus-value immobilière à Genève, suivi du mode d’emploi pour bien le remplir.
La base de l’impôt sur la plus-value immobilière à Genève
L’impôt sur la plus-value immobilière à Genève (officiellement appelé impôt sur les bénéfices et gains immobiliers, ou IBGI) frappe le gain réalisé lors de la vente d’un bien immobilier situé dans le canton de Genève. Sa base légale ? La loi générale sur les contributions publiques (LCP), dont vous trouverez le détail réglementaire sur la page officielle de l’administration fiscale genevoise.
Quelques grandes lignes à avoir en tête avant de toucher à notre simulateur indicatif :
- Qui : tout vendeur d’un bien immobilier dans le canton, particulier comme professionnel, résident ou non
- Quoi : la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, après prise en compte des frais et travaux justifiés
- Quand : au moment de la vente, une partie de l’impôt est généralement consignée par le notaire lors de la signature de l’acte
- Combien : un taux dégressif selon la durée de détention, fixé par le barème cantonal
Cette logique vaut pour la plupart des biens immobiliers situés dans le canton de Genève, avec une distinction entre opérations privées et professionnelles. À présent, place à la pratique : le simulateur ci-dessous chiffre une première estimation à partir de vos propres données.
Comment bien remplir notre simulateur d’impôt sur la plus-value immobilière à Genève ?
La fiabilité de l’estimation dépend directement de la qualité des chiffres saisis. Trois variables pèsent particulièrement lourd dans le résultat : le prix d’acquisition, les impenses (travaux et commissions) et la durée de détention. Voici comment les renseigner correctement, factures et actes notariés à portée de main.
Le prix d’acquisition et les frais d’achat
Premier réflexe : ressortir l’acte authentique signé chez le notaire le jour de votre achat. Tout y figure, ligne par ligne. Vous devez saisir dans le simulateur la valeur d’acquisition payée à l’époque, augmentée des frais qui ont accompagné l’opération :
- Les émoluments du notaire
- Les droits d’enregistrement
- Les éventuels frais liés à l’achat, selon leur nature fiscalement admise
À Genève, ces frais d’acquisition pèsent généralement plusieurs pourcents du prix d’achat. Bonne chose à savoir : ils s’ajoutent au prix payé dans le calcul de l’impôt sur la plus-value immobilière à Genève, ce qui réduit d’autant la base imposable.
Les impenses : travaux et commissions
Les impenses regroupent toutes les dépenses qui viennent gonfler la valeur d’acquisition aux yeux du fisc genevois. On y trouve les travaux à plus-value (réfection complète d’une cuisine, salle de bains entièrement refaite, isolation thermique, surélévation, agrandissement) et la commission d’agence versée lors de la vente.
Attention : les frais d’entretien courant (peinture de rafraîchissement, petites réparations), les charges courantes et les intérêts hypothécaires sortent du périmètre. Conservez précieusement vos factures pendant toute la durée de détention : sans justificatif, pas de déduction possible.
Une simple boîte d’archives bien tenue peut représenter plusieurs dizaines de milliers de francs au moment de vendre.
La durée de détention, le paramètre qui change tout
Le canton de Genève applique un barème dégressif : plus la durée de possession est longue, plus le taux d’imposition baisse. Le simulateur sélectionne le bon palier à partir de la date d’acquisition que vous renseignez. Quelques bornes utiles :
- Une vente dans les premières années suit un taux fortement majoré, dans une logique anti-spéculative
- Une détention de très longue durée peut réduire fortement l’impôt, avec un taux de 2 % au-delà de 25 ans depuis le 1er janvier 2025
- En cas d’héritage, la durée de possession du précédent propriétaire s’ajoute à la vôtre
Renseigner la bonne date d’origine, c’est donc la première démarche pour obtenir un résultat cohérent.
Les cas où votre situation sort du calcul standard
Notre simulateur d’impôt sur la plus-value immobilière à Genève applique le schéma général prévu par le canton. Plusieurs situations particulières viennent toutefois modifier la donne, parfois en reportant l’impôt à plus tard. Voici les deux cas les plus fréquents qui méritent un détour avant de signer chez le notaire.
L’exonération pour longue détention
Au-delà d’un certain seuil de durée de possession, le canton de Genève applique un taux plancher réduit. Vous payez encore un impôt, mais celui-ci peut être fortement réduit selon la durée de détention. Le simulateur intègre ce seuil et applique automatiquement le taux réduit correspondant à la durée de détention.
Quelques cas concrets qui en bénéficient :
- La villa familiale de Vésenaz ou de Conches, dans la même famille depuis trois générations
- L’immeuble de rapport acquis dans les années 1980
- Le bien reçu par succession ou donation, pour lequel la durée du précédent propriétaire s’ajoute à la vôtre

Le remploi en résidence principale
Le mécanisme du remploi répond à une logique simple : vous vendez votre résidence principale, vous réinvestissez l’argent dans un nouveau logement principal, et l’imposition est différée. L’impôt n’est pas effacé, il est suspendu jusqu’au jour où vous revendrez sans remploi. Cas classique chez nous : la famille genevoise installée aux Eaux-Vives qui s’agrandit et déménage dans une maison à Bernex ou à Plan-les-Ouates.
Les conditions à vérifier avec votre notaire et l’AFC-GE avant de vendre :
- Le délai dont vous disposez pour acquérir le bien de remplacement
- Le montant minimum à réinvestir
- Le type de bien admis dans le dispositif
- L’occupation effective comme résidence principale
Le simulateur ne prend pas en compte automatiquement ce report, qui doit être traité séparément selon les règles de remploi.
Les limites de notre simulateur d’impôt sur la plus-value immobilière à Genève
Soyons clairs : le résultat affiché ci-dessus a une vocation purement informative. Il vous donne un bon ordre de grandeur du montant à payer, mais le calcul définitif appartient à l’administration fiscale cantonale (AFC-GE), qui statue après le dépôt de votre déclaration, dans le cadre de la procédure liée à la vente.
Plusieurs configurations sortent du périmètre de notre outil :
- La vente d’actions de société immobilière (SI)
- La cession de plusieurs biens en parallèle
- Une succession en cours ou un partage successoral
- Une donation récente
- Certaines opérations juridiques complexes, à analyser au cas par cas avec un spécialiste
Dans ces cas-là, le conseil d’un fiscaliste ou d’un mandataire spécialisé fait gagner du temps et de l’argent. Pensez aussi à consulter le site officiel pour le barème à jour.
L’accompagnement de Comptoir Immobilier pour préparer votre vente
Au-delà du simulateur, c’est en amont de la mise en vente que tout se joue. Pensez à la fiscalité avant d’afficher votre bien sur le marché : c’est là qu’on fait varier sensiblement la somme nette qui finira dans votre poche. Présents à Genève depuis 1825, nos conseillers vous accompagnent à chaque étape :
- L’estimation précise de votre villa, appartement ou immeuble
- La constitution du dossier d’impenses (factures, devis, justificatifs)
- Le calibrage du calendrier de vente selon votre durée de possession
- L’orientation vers le bon notaire et le bon mandataire fiscal
Envie d’un avis sur votre projet ? Contactez notre agence de Genève, on en parle de vive voix.